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22 septembre 2008

JOURNEES MONDIALES DE LA JEUNESSE A SYDNEY

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EDITO:

J’avais pris la décision en commençant ce blog de ne jamais m’engager ouvertement mais aujourd’hui j’ai décidé de « dévoiler » une part de moi, ma vie de chrétien … Alors non ce n’est pas un engagement politique donc je ne me fais pas de souci quand à l’objectivité de mes propos ici …

Peut-être que j’ai décidé de cet engagement car cet été avant de partir en vacances je disais : « je vais passer mes vacances en Australie » et finalement lorsque l’on me demande ce que j’ai fait d mes vacances je réponds « J’ai participé aux Journées Mondiales de la jeunesse en Australie » ( Oui je dis encore en Australie mais bon je suis sur que vous me pardonnez …)

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Victor Hugo a dit un jour « Aimer c’est agir », c’est dans cette vision des choses que nous avons décider dès notre retour de nous engager sur le diocèse après avoir découvert un pays magnifique, l’Australie, mais aussi deux somptueuses ville, Melbourne et Sydney…

Départ à seize heures, le mardi 8 juillet 2008, sur le parking de l’église Saint-Roch, le rendez vous était fixé et nous l’attendions en trépignant d’impatience. Le jour J est arrivé tout comme l’heure H et enfin notre car a pris la route pour Paris. Nous avons pu profiter du voyage en car pour réaliser notre premier temps de prière de ce pèlerinage et chacun, enfin une bonne partie, a essayé de dormir.

Arrivée à Roissy à deux heures du matin. Nous sommes bien plus en avance que prévu et nous attendons avec impatience notre vol pour Londres que nous prendrons cinq heures plus tard après avoir joué au foot dans un terminal, lu la presse économique pour certains, s’être brossé les dents pour d’autres ou bien avoir dormi tout simplement comme on le fait la nuit.

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Nous sommes le jeudi 10 juillet, nous sommes à Melbourne et il est vingt-deux heures heure locale, après que notre groupe ai récupéré les bagages, mouillées pour certains après être restées sous la pluie à Hong Kong, notre groupe se dirige vers une école privée pour y passer la nuit. Nous découvrons un immense gymnase avec du parquet au sol qui attend tout simplement que l’on installe nos matelas pour passer la nuit.

Après la célébration de la messe une grande partie du groupe est répartie en famille pour découvrir la vie paroissiale australienne, je ne pourrai vous conter cet épisode car, pour ma part, je me suis retrouvé avec un petit groupe dans une nouvelle école privée. C’est ici, dans l’école de North keilor que nous avons découvert un système éducatif privé bien différent du notre et que nous avons pu rencontrer de jeunes australiens.

Le diocèse de Melbourne avait organisé les journées en diocèse pour permettre aux jeunes du monde de découvrir la vie diocésaine en Australie, c’est ainsi que nous avons eu la possibilité de visiter les monuments religieux de Melbourne, d’assister à une messe internationale dans un stade rempli ayant une capacité d’accueil de cinquante mille personnes ou bien encore de vivre la messe du dimanche avec les familles d’accueil.

Nous retiendrons principalement de ces journées à Melbourne l’accueil chaleureux que nous ont offert les paroissiens et l’Eglise Australienne.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney approchaient et il fallait alors se diriger environ mille kilomètres au Nord, c’est pourquoi nous avons pris l’avion quatre jours après notre arrivée sur le sol australien pour vivre des moments forts et inoubliables pour chacun. Le thème de cette année était l'Esprit Saint: « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins... » (Actes 1,8).C’est ainsi qu’au cours de ce pèlerinage nous avons espéré et essayer de devenir des lumières dans ce monde.

C’est le mardi 15 juillet au bord de l’eau, au pied des buildings de la City qu’a été donné le coup d’envoi des JMJ, cent vingt-cinq mille jeunes de cent vingt-huit  pays ont assisté à la messe d’ouverture célébrée par l’archevêque de Sydney Georges Pell. Nous avons été accueillis par le Premier ministre d’Australie et le cardinal nous a fait savoir que nous étions «  les nouveaux disciples de Jésus ». Un dernier message de bienvenue par un cardinal polonais et nous avons repris notre chemin vers notre lieu de couchage et nous savions que nous reviendrions dans deux jours sur ce site de Barangaroo pour venir assister à l’arrivée du Pape Benoît XVI.

Le jeudi 17 juillet, le pape Benoît XVI est venu à la rencontre des pèlerins en ferry, dans la baie de Sydney, la traversée de quarante minutes a permis la rencontre avec des jeunes du Monde sur les ponts du bateau qui est passé sous le spectaculaire pont d’Harbour et devant l’opéra de Sydney. Après avoir emprunté la célèbre « Papamobile » qui avait fait elle aussi le déplacement, le Pape s’est adressé à nous en insistant sur la nécessité de prendre en compte les menaces sur l’environnement, en parlant des positions de l’église sur l’avortement et des manipulations embryonnaires en prévenant des dangers de l’alcool, de la dégradation de la sexualité et la multiplication de la violence. C’est en Français que le Pape a prononcé ces mots : «  Poussés par le désir d’approfondir votre foi vous êtes venu des quatre coins de la terre pour une rencontre privilégiée avec le seigneur, c’est l’Esprit Saint qui vous a rassemblé ici, puisse-t-il vous permettre d’expérimenter sa présence dans votre cœur et vous pousser à rendre témoignage avec ardeur de jésus mort et ressuscité pour vous ». Après avoir traversé les rues de Sydney remplies de pèlerins le Pape a pu apprécier le fait que les Australiens s’étaient imprégnés de la présence des jeunes du monde entier et étaient eux aussi descendus dans les rues.

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Le vendredi 18 juillet était le jour des dernières catéchèses qui e tenaient depuis maintenant trois jours dans une église où se parlait une seule et même langue, le Français. Ce sont les jeunes de St Léon qui animaient les messes et les catéchèses où sont venus témoigner des hommes d’Eglise  venus des quatre coins de la France pour accompagner les jeunes de leur diocèse, Monseigneur Di Falco, évêque de notre diocèse nous a fait l’honneur de sa présence et a tenu un rôle d’accompagnement spirituel pour nous tout comme le Père Ludovic Frère, le Père Jean-Michel Bardet et les sœurs de la Salette, Sœur Claire et Sœur Nirina. L’après midi de ce vendredi, nous avons pu assister au chemin de croix des JMJ mais la langue anglaise ne convenait pas à tout le monde et il était très dur de suivre ce qui explique le départ inattendu de certains. Nous avons tout de même pu revivre la Passion du Christ, ce chemin de croix avait une forme très théâtrale propre à la culture anglo-saxonne, un spectacle à grande échelle qui prenait pour décor les rues de Sydney, rien n’y manquait et la croix fut portée durant quelques stations par un membre de la communauté aborigène à qui l’Eglise australienne a donné une place importante dans l’organisation et le déroulement de cet événement.

C’est le samedi 19 juillet que nous avons pu assister à une veillée présidée par le Pape, après une journée de marche à travers les rues de Sydney jusqu’au site de Randwick où nous avons passé un week-end entier.

La nuit fut courte mais la lumière de chacun des 400000 pèlerins présents nous a réchauffé le cœur et quelle fut notre joie d’être réveillé par l’arrivée du pape, à l’Hippodrome qui a pu célébrer la messe de clôture. Dans son homélie le pape nous adressé un dernier message : « il faut renouveler les sociétés où se répand un désert spirituel et  il faut construire un monde ou l’espérance libère de la superficialité et de l’égocentrisme ». C’est ensuite qu’il a annoncé le lieu des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront à Madrid en 2011.

La messe de clôture prononcée nous avons senti au début comme quelque chose qui se terminait et nous avons quitté le site de Randwick dans une certaine émotion à se remémorer les souvenirs de la nuit passée et chacun de nous avait la grande envie de prendre une douche, surtout ceux qui avaient la peau salée de leur plongeon dans la mer la veille durant la marche.

De retour sur notre lieu de couchage, l’école Betthany dans la banlieue de Sydney, une dizaine de personnes du groupe nous ont proposé de faire à manger, c’est ainsi que pour la première fois depuis dix jours nous avons mangé de vrais légumes ( bien qu’il n’en existe pas de faux ) et de vrais fruits, par la suite nous avons fait la prière du soir et nous sommes aller nous coucher en pensant aux cinq jours restant à passer ensemble.

Je vous laisse imaginer un groupe de cinquante-six personnes qui reste sur le sol australien pour y vivre cinq jours de tourisme intense et pour essayer de profiter du fait d’être en Australie pour voir ce que ce pays offre de plus beau.

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L’aquarium et le zoo de Sydney en plein cœur de la ville, le trammay qui surplombe les rues et qui passe au travers des buildings, l’Opéra vu de l’intérieur, les Blue Mountains, montagnes qui portent leur nom par la couleur bleue qui les surplombe… Voilà autant d’activités que nous avons pu réaliser sans jamais oublier pourquoi nous étions là. En effet, des messes étaient célébrées tous les jours et la communion et la lecture de la parole nous permettait le prolongement de cette expérience magnifique que nous espérons tous revivre dans trois ans sur le sol Espagnol. Il va nous falloir énormément de patience mais vous serez là pour nous aider à patienter car nous avons besoin de vous comme vous avez besoin de nous, en effet nous sommes une famille qui ne cherche qu’à grandir dans l’unité et tous ensemble nous pouvons y arriver. Nous sommes un groupe de jeune qui a la réelle envie de voir avancer les choses et nous espérons vivement que vous accepterez que nous soyons présents pour témoigner de ce pèlerinage et pour participer à la vie diocésaine.

Monseigneur di Falco Léandri, évêque de notre diocèse, a écrit un jour, «  les liens spirituels sont aussi importants que les liens du sang ». le lien que nous avons tissé dans le groupe il est unique et nul ne peut le défaire, cette affection, ce partage, ces fous rires c’est ce qui nous a fait grandir aussi.

Shakespeare a lui aussi écrit un jour, «  ce qu’on ne peut éviter il faut l’embrasser » , la séparation fut inévitable mais nous nous sommes promis de nous réunir de nouveau pour « être des lumières » dans ce diocèse, dans ce pays et puis mince ! J’ai envie de dire dans ce monde ET CHETIENS OU NON C'EST ENSEMBLE QUE NOUS AVANCONS …

Posté par clemblog à 13:36 - Le tourbillon de ma vie - Commentaires [0] - Permalien [#]

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